POST NO.3
Le public et le prive au Liban
Le public et le prive au Liban
Dans tous les domaines, cet état d’esprit s’est lentement incruste dans la conscience et dans l’esprit du citoyen et a eu pour effet de lui faire prendre en grippe tout ce qui a trait au service public, au profit des initiatives et des entreprises privées. C’est un processus différend qu’il nous faudrait, a présent entreprendre au cours des 20 prochaines années, si nous voulons « refabriquer » la Nation et l’Etat qui se sont lentement désagrégés au profit d’une minorité de « profiteurs ».
D’ailleurs, a mon avis, c’est cette fausse culture du « moi », primant, dans l’esprit du citoyen, toute autre considération, qui a probablement conduit au tout récent assassinat d’Yves Naufal, ou aux debordements d'un Nicolas Fattouche. C’est cette meme attitude du « moi », transposée dans le domaine politique par un groupement criminel qui a provoque les événements de Jabal Mohsen.. C’est toujours le « moi » ou mon « groupe » ou mon "ideologie" qui priment, et au diable les autres.
Afin de mieux illustrer ce phénomène je citerais a titre d’exemples la multiplication des cartels et des monopoles, les combines pour écarter la concurrence et s’approprier exclusivement les profits de certaines entreprises ou même acquérir des parts entières du marche, les tentatives de privatiser certains services publics sous prétexte que le gouvernement, que l’on s’efforce en toute occasion de critiquer et de combattre, est incapable de les gérer efficacement. Même le spectre de la corruption, que certains ont contribue a introduire et a cultiver au sein de la fonction publique, est utilisé comme argument majeur pour justifier la privatisation. Comme si cette corruption n’était pas tout aussi virulente et répandue dans le secteur prive.
D’ailleurs, le cas de la Dette Publique au Liban durant les deux dernières décades illustre significativement l’emprise des intérêts prives sur le secteur public. Les sept milliards de dollars que l’Etat s’est initialement empruntes d’un groupe d’investisseurs se sont transformes en une dette mastodonte de $75 milliards de dollars par suite des intérêts composes qui sont restes impayés durant toute cette période. Il nous faudrait, a présent, un nombre égal d’années de sacrifices et de dur labeur, pour renverser ce processus et rembourser notre dette.
C’est tout un état d’esprit qu’il nous faut inverser et remplacer par une nouvelle culture citoyenne. Celle du respect de l’autre. C’est ce sens civique et le respect de la chose publique qu’il faudrait inculquer aux jeunes sans porter atteinte a l’esprit d’initiative. C’est cet équilibre que nous devrions nous efforcer d’atteindre a présent. C’est une planification minutieusement étudiée de l'ordre public qui devrait remplacer les improvisations et les initiatives intempestives qui ont court aujourd’hui. C’est tout un système éducatif qu’il faudrait réinventer. Avis a nos éducateurs.
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